Impromptus littéraires: Parti tôt, pris mon chien
Écrit par Nicole | Publié dans Mes intérêts, Tout et de rien, Écriture le 19 mai 2011
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Cette semaine, j'avais le goût d'écrire un monologue intérieur, un peu comme celui que j'ai écrit pour la semaine de la santé mentale. Le thème des Impromptus de cette semaine, il s'agit d'insérer ce petit texte qui est le titre d'un roman de Kate Atkinson «Parti tôt, pris mon chien». Pas facile d'être clair en n'écrivant que des pensées.
Assise sur le perron, j’introduis délicatement mes doigts dans la douce fourrure de mon compagnon à quatre pattes et je lui masse la peau. Il est couché près de moi, les yeux clos. On pourrait presque croire qu’il sourit. Il semble heureux. Je ferme les yeux aussi.
Enfin à la maison. Je suis crevée. Parfois, je me demande bien pourquoi j’ai choisi ce boulot. «Deviens médecin, tu te sentiras utile et tu connaîtras la chance que tu as.» qu’il me disait sagement mon père, lorsque je vivais mes crises existentielles. Quelle idée! Après une journée comme celle que je viens de vivre aux urgences, je me sens utile, oui mais, je me sens aussi comme une véritable loque! Une chance que j’ai choisi, ce matin, le jeune gamin brûlé plutôt que l’accidenté de la route. Il ne s’en est pas sorti et je n’avais aucune envie d’annoncer une triste nouvelle à sa famille. Et ce gamin brûlé si stupidement. Pourquoi les gens mettent-ils des nappes sur leur table lorsqu’ils ont de jeunes enfants? Franchement, c’est sûr qu’ils vont tirer dessus!


