Comment écrire un bon scénario par Robert McKee

Sans vouloir réinventé la roue, je vous propose un article «Storytelling ou comment écrire un bon scénario par Robert McKee» rédigée par Morgane Craye du blogue Le vide poche.

Je trouve ce résumé très concis et utile, il peut servir en quelque sorte comme liste de vérification des choses à faire ou ne pas faire lorsqu'on rédige un scénario.

Robert McKee est reconnu pour ses nombreux séminaires (Story Seminar) qu'il fait auprès de scénaristes, réalisateurs, producteurs, et même des chefs d'entreprise.

Trouver son style

  • Choisir les éléments qui définissent sa  façon de raconter une histoire et créer sa signature scénaristique.
  • Raconter sa vision des choses en évitant l'erreur d'attirer l'attention sur soi par des artifices techniques.


Créer des histoires originales

  • Beaucoup sont tentés de faire ce qu'ils ont déjà vu, même inconsciemment.
  • Robert McKee recommande de se méfier des premiers jets. Ils sont souvent porteurs de choses déjà vues.
  • Il faut pratiquer l'autocritique et la sévérité sans concessions envers soi même.
  • Refuser les raccourcis, la facilité, refuser l'autosatisfaction.
  • Apprendre à refaire, à corriger, à jeter, à détruire.
  • Lutter vigoureusement contre les clichés.

Créer des histoires universelles

  • Des histoires qui peuvent concerner une majorité de personnes dans n'importe quelle partie du globe.
  • Cela ne signifie pas qu'elle ne doit pas avoir d'identité culturelle. Mais si à l'autre bout de la terre le public ne peut pas se reconnaître dans les fondamentaux de l'histoire, ce n'est pas le public local qui le sera.

Se rappeler que le public est plus intelligent que nous

  • Ne pas expliquer ce qu'il voit, ce qu'il doit penser, ce qu'il doit ressentir.
  • Ne pas donner de leçons.
  • Tenir compte d'une capacité d'anticipation et de déduction du public plus importante que ce que l'on imagine

Prendre conscience de la réalité du marché

  • Il ne suffit pas d'avoir du talent.
  • Le monde du show-business tient compte d'autres paramètres.
  • Sans oublier une dose de chance.

Ne pas substituer le fond à la forme

  • Si le scénariste ne réussit pas à émouvoir par l'intensité d'une scène, il ne pourra pas la sauver avec des mots, cacher son déroulement illogique, masquer la faiblesse des motivations, et la pimenter d'artifices pour faire vibrer sur des banalités.

Voici en terminant un petit clip vidéo d'une scène du film Adaptation (2002) mettant en vedette l'acteur Nicolas Cage. Qui explique bien que lorsqu'on écrit une histoire, il doit y avoir une intrigue, des événements conflictuels, des moments de crises, autrement pourquoi irions-nous écouter un film dans lequel il ne se passe rien?

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