Le pacte pour la transition

Le pacteLe pacte.

Par où commencer?

Donner l’exemple

Je suis de cette génération qui n’a pas grandi avec le bac de recyclage dans la maison. Cependant, depuis les premières années où le système de récupération des matières recyclables a été mis en place, jusqu’à aujourd’hui où la récupération des résidus alimentaires existe, j’ai intégré plutôt aisément cette pratique à mon quotidien. J’ai donc toujours fait de mon mieux pour répondre aux trois R soit réduire, réutiliser et recycler.

Pour nos enfants, qui sont nés durant cette période où le gaspillage ne fait pas bonne figure et où les trois R ne tarissent pas d’éloges, recycler et réutiliser fait partie de leur mode de vie. D’ailleurs, un bel exemple, nos filles iront souvent fouiller directement dans le bac de recyclage pour trouver ce qui pourrait bien faire leur affaire lorsqu’elles s’inventent un jeu ou qu’elles veulent créer un objet quelconque!

Elles m’ont certainement vu récupérer plusieurs objets pour les modifier et les réutiliser autrement. Les boîtes de conserve chez-nous sont très en vogue, elles finissent par devenir des pots de crayons, des cache-pots, des vide-poches, des récipients de rangement.

Enfin, je crois que nous faisons plusieurs petites choses au quotidien pour réduire notre empeinte écologique, mais pas suffisamment, jamais suffisamment et ça c’est angoissant et même culpabilisant.

Responsabiliser sans culpabiliser

Depuis des années, j’ai l’impression que c’est toujours le citoyen qui a le fardeau d’agir pour protéger son environnement. Comme s’il était réellement responsable de tout ce qui arrive par le simple fait qu’il se nourrit, se loge, se lave et se divertit.

«Ne gaspillez pas trop d’eau. Écourtez le temps que vous passez sous la douche.» «Prenez les transports en commun ou marchez, plutôt que de prendre la voiture.» «Habillez-vous davantage, plutôt que de monter le chauffage.» «Mangez moins de viande.»  Et j’en passe.

Toutes ces suggestions finissent par créer de la culpabilité. «J’ai pris plus de temps dans la douche. Je n’aurais pas dû.» «Je suis fatiguée, j’ai pris l’auto pour revenir plus rapidement à la maison. Je n’aurais pas dû.»

Et pourtant, on sait qu’en réalité ce sont les grandes entreprises qui produisent le plus de déchets, qui gaspillent un nombre incalculable de produits alimentaires, qui font du suremballage, qui offre bien plus que ce que les consommateurs demandent et qui polluent excessivement l’eau et l’air que l’on respire.

En cet ère où l’intelligence artificielle brille de mille feux, où les technologies ne cessent de nous impressionner par leurs avancées, je ne peux pas croire que les entreprises ne sont pas invités à améliorer leurs façons de produire. Il me semble que c’est à eux de trouver des solutions pour gaspiller moins d’eau, pour produire en quantité suffisante et non avec des surplus qui finissent par être jetés.

C’est tout l’univers des industries qu’il faut amener au 21e siècle. Produire davantage localement, produire plus efficacement, produire de manière éco-responsable. C’est ce que d’ailleurs propose le mouvement des fablabs avec les FabCity. Il faut donc sensibiliser davantage la population sur les bienfaits de la consommation locale.

Mais dans le système actuel souvent le citoyen est celui qui est pénalisé. C’est son devoir d’acheter des sacs réutilisables et c’est à lui de payer un sac en plastique s’il à le malheur d’oublier le sien. C’est lui qui paie plus cher certains aliments parce qu’ils sont cultivés différemment. Ce n’est pas très motivant de devoir débourser pour soi-disant protéger l’environnement (le soi-disant se justifie par la difficulté d’observer rapidement les effets positifs) quand plusieurs on déjà beaucoup de peine à rejoindre les deux bouts. Il serait intéressant d’encourager les gens en leur offrant une récompense même virtuelle pour représenter les bénéfices collectifs réels qu’engendre leurs gestes éco-citoyens.

Le parent et l’enfant

Selon moi, le rôle du parent ou d’un adulte à l’égard d’un enfant c’est de le guider afin qu’il puisse s’épanouir et vivre au mieux sa vie. C’est de montrer l’exemple. C’est de présenter des règles et des limites à ne pas franchir pour le protéger de certains dangers. C’est de lui fournir un environnement sain et une alimentation saine. Et bien plus encore.

Le parent qui n’offrent que des friandises à son enfant, il ne peut que s’attendre que celui-ci en consomme. Il est difficile à l’enfant de s’abstenir ou de s’imaginer que ce que lui offre le parent n’est en réalité pas très bon pour sa santé.

L’enfant pourra peut-être s’opposer à cette offre s’il reçoit une éducation venant de l’extérieur du noyau familial. Qu’il ait l’opportunité d’avoir l’avis d’autres adultes qui l’informent sur le comment vivre en santé en mangeant des aliements de mielleure qualité.

Toutefois, de retour chez-lui, l’enfant sera toujours tenté par l’offre de ses parents parce qu’elle est là, sous ses yeux, de manière continue et qu’il a toujours été habitué à manger des bonbons. Ses nouvelles connaissances pourront peut-être lui permettront de faire ses propres réflexions sur la question d’une saine alimentation, mais il est fort possible qu’il ne soit pas facilement en mesure de trancher et qu’il sera partagé dans ses choix.

Le gouvernement et le citoyen

Cela étant dit, les citoyens ne sont évidemment pas des enfants, néanmoins ils sont confrontés à cette même réalité dans laquelle ont leur présente toujours bon nombre de produits qui ne devraient même pas leur être proposés.

Certains citoyens plus informés parviennent à s’opposer à ces propositions, d’autres en revanche ont plus de difficulté pour diverses raisons (habitudes de vie, envies, inconforts, ignorance, désinformation) Bref, les raisons sont nombreuses et ultimement très valables pour chaque personne.

Le rôle du gouvernement quel est-il? N’est-ce pas celui de veiller sur le bien de tous ces citoyens? De leur offrir ce qu’il y a de meilleur pour leur santé, pour leur sécurité, pour leur bien-être? Il est vrai que le gouvernement est choisi par le peuple et qu’il le représente. Dans notre système démocratique, le élus doivent donc agir dans le but de satisfaire les besoins des citoyens.

Dans un cas comme celui qui consiste de veiller à la sécurité ainsi qu’à l’avenir possible de son peuple, il me semble que le gouvernement doit montrer l’exemple. Le gouvernement sans devenir une figure parentale, doit oser faire les changements nécessaires et imposer des règles pour que les citoyens ne soient pas constamment exposés à des rayons de bonbons qui ne font que ruiner la santé de ses électeurs.

Finalment, ces personnes choisies, qu’ils soient députés ou chef d’état doivent sentir le poids de cette confiance que lui fait le peuple. Un poids non pas qui les freine ou les écrase dans leurs actions au contraire, un poids qui se trouve à être la force de propulsion de cette masse qui les porte vers l’avant. Vers cette direction qui permettra aux générations futures de poursuivre les accomplissements que l’humanité toute entière à fait jusqu’à maintenant.

Si ce mouvement du Pacte pour la transition peut permettre à ce que le gouvernement en place réalise qu’en effet, la vie de son peuple comme la vie des autres nations du monde aussi sont menacées… et bien tant mieux.

En terminant, moi, si j’étais première ministre, je voudrais gouverner non pas en gérant des situations catastrophiques, mais plutôt en faisant en sorte d’éviter que celles-ci ne surviennent et d’avoir l’occasion de faire partie de ceux qui auront contribué à l’amélioration du sort de tous les êtres vivants de cette planète.

Moi, j’ai signé le pacte et vous?

Le pacte

16:37 le 9 novembre 2018 – 125151 signataires

Partager:Share on FacebookShare on Google+Tweet about this on TwitterShare on LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *