Apple: innovation technologique et pollution
Publié dans Mes réflexions le 11 octobre 2011
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Personnellement, je ne suis pas une fan de la secte Apple. J’écris ça avec un petit sourire, mais il n’en demeure pas moins que c’est ce que j’en ressens. J’ai rarement vu des amateurs de PC défendre leur point de vue avec autant de véhémence que peuvent le faire les fans de produits Apple. Sans compter le rituel après l’achat d’un de leur produit où ils souhaitent la bienvenue dans le monde de la pomme croquée!
Quoiqu’il en soit, pour ma part, je persiste à avoir de nombreuses réticences à l’égard de cette entreprise et de ses produits. Les raisons sont nombreuses, mais j’avoue que fort probablement je suis tombée sous l’influence de mon père qui lui n’appréciait guère les produits Macintosh, on parle de ça, il y a plus de 15 ans. Il considérait le MAC comme étant simpliste et limité, un système fermé n’offrant accès qu’à un univers restreint d’applications. Il faut préciser que jadis, il était programmeur analyste et qu’il aimait pouvoir avoir un total contrôle sur ses ordinateurs.
Bref, je dirais que mes réserves concernant Apple sont aujourd’hui principalement de deux types. L’une de mes réserves est tout d’abord et surtout d’un point de vue écologique. L’autre est davantage lié au sentiment d’appartenance des usagers, d’où la raison pour laquelle je disais précédemment la «secte Apple». Mais il faut dire que j’ai horreur des marques, point. Se vanter d’avoir du Gucci, du Armani, du Nike, du Apple, ou du n’importe quoi d’autre, ça m’énerve. Dans le présent billet, je vais m’attarder davantage sur l’aspect écologique.
Expérience personnelle
Avant toute chose je dois dire que j’ai bien connu les produits de cette fameuse pomme. J’ai travaillé une bonne partie de ma vie avec des Macs, ma profession l’oblige, vu malheureusement les nombreux préjugés encore aujourd’hui dans le milieu des communications graphiques sur ordinateur. J’ai donc dû me faire à l’idée d’utiliser un Mac tous les jours dans le cadre de mes fonctions, et je suis capable d’admettre que ça ne me déplaisais pas outre mesure.
Il est tout a fait vrai de dire que les produits Apple sont simples d’utilisation. Ils ont été créé pour Monsieur Madame Tout le Monde, donc nécessairement ils se devaient et se doivent encore aujourd’hui d’être accessibles. Ce qui est tout en l’honneur de cette entreprise d’avoir réussi à réaliser des produits aussi userfriendly même si plusieurs dans le domaine informatique dénigraient à leur début un peu cette trop grande accessibilité.
Apple et la pollution planétaire
Je tente du mieux que je peux d’appliquer la loi des 3 R, réparer, réutiliser et recycler. Je suis loin d’être parfaite et j’avoue que je me sens coupable parfois de ne pas être en mesure d’avoir les conditions idéales pour composter. Quand il s’agit d’appareil électriques ou électroniques je tente au maximum de réparer et de réutiliser. Quand je vois certains objets aux ordures, ça me met terriblement mal et je me demande pourquoi c’est si compliqué pour les gens de mettre les produits au recyclage. Bref…
La démesure
Dans l’univers des technologies évidemment, celles-ci ne cessent d’évoluer et de changer. C’est un milieu où, je crois, la démesure est complètement insensée. Monsieur Madame Tout le Monde ont des ordinateurs qui possèdent une quantité faramineuse de gigaoctets (Go) si ce n’est pas des téraoctets (To) et ne comprennent même pas de combien d’espace mémoire il s’agit vraiment!
L’incompréhension
Je songe en écrivant cela à une question d’un babyboomer m’avait posé: «Dans 160 Go, je peux mettre combien de photos de ma caméra?» Le pauvre n’avait comme référence que la taille d’une photo pour comprendre la quantité d’espace qu’il avait sur son disque dur. Mais encore pire, il avait encore peine à comprendre combien d’espace il avait sur la carte même de l’appareil photo! Une confusion totale pour une personne qui ne prend qu’une soixantaine de photos par année!
Aujourd’hui, c’est plus qu’hier et demain, ce sera plus qu’aujourd’hui. La technologie informatique ne semble pas vouloir avoir des limites. C’est à se demander quand est-ce qu’on verra un yotaoctet (Yo) sur une clé USB aussi petite que la pointe de mon stylo à bille!?
Une production de DEEE
Enfin, ce qui m’amène à dire que Apple n’est pas la seule entreprise coupable mais disons qu’elle est l’instigatrice de cette production constante de produits rapidement désuets dans le milieu informatique. Désuets de manière physique, mais surtout de manière psychologique aux yeux du consommateur qui se voit l’obligation d’avoir toujours l’appareil dernier cri. Ce qui fait que ces mêmes produits si fabuleux deviendront donc rapidement des DEEE soit des déchets d’équipement électriques et électroniques (e-waste).
Les produits Mac jusqu’à il n’y a pas très longtemps étaient des boîtes fermées. Un problème? Si problème il y a, diront certains, il faut retourner le tout parce qu’il n’est pas possible du tout de faire des modifications soi-même. Encore aujourd’hui bien que les ordinateurs de table offrent la possibilité d’apporter des transformations soi-même, la plupart des appareils sont clos et il est impossible de faire même juste un changement de batterie.
Ainsi la durée de vie de l’appareil en question est très souvent programmée. En fait, je trouve que Apple est le parfait exemple de la désuétude planifiée qui règne dans nos sociétés modernes. Mettre sur le marché un produit en sachant pertinemment qu’un an plus tard le même produit se trouvera sur le marcher avec quelques petites améliorations. Le iPad est un bel exemple de cette obsolescence programmée vraiment ridicule puisque les ajouts sur l’appareil existaient déjà et n’avait tout simplement pas été installés sur le produit au départ. Je vous suggère cet article le iPad : la pollution électronique comme modèle d’affaire pour comprendre mieux encore mon point de vue sur le sujet.
Steve Jobs, un véritable inventeur
Finalement, malgré mes réticences bien personnelles concernant Apple, je suis en mesure de reconnaître l’inventivité qu’à fait preuve le cofondateur de cette entreprise, Steve Jobs (1955-2011), en révolutionnant l’univers des technologies de l’information et de la communication. Il a très certainement amené nos sociétés à un stade où notre manière de communiquer à évoluer en bien ou en mal, mais de manière plutôt significative, définitive et importante.
MAJ Ã 7:55 le 12/10/2011
Je tiens à préciser que la méconnaissance des technologies n’est pas un phénomène uniquement relié aux babyboomer, tel que dans mon exemple ci-haut. L’ignorance technologie se trouve dans toutes les générations, bien que certaines le sont un peu plus que d’autres. Il reste que j’aurais pu donner plusieurs exemples, en parlant d’une amie ou de mon grand-père. Je n’avais aucune intention d’encore blâmer les babyboomers de leur comportement, ignorant dans ce cas-ci.
